Je suis arrive le samedi 24 octobre en
debut d'apres-midi a Noumea. Noumea est une ville de taille moyenne, qui en dehors des tres belles plages qui l'entourent et d'une vegetation variee et abondante dont de nombreuses especes
endemiques, n'offre aucun charme du point de vue architectural. Environ 92 000 Caledoniens vivent a Noumea, et 150 000 dans le Grand Noumea incluant les villes environnantes, soit
60% de la population de la Nouvelle Caledonie.
La Nouvelle Caledonie est une collectivite territoriale tres cosmopolite, dont la population se repartis comme suit 44% de Kanaks (ou
Melanesiens), 34% de Caldoches (principalement d'origine francaises, dont originairement descendants d'anciens bagnards ou de colons libres), 10% de polynesiens du Sud, 3% deTahitiens et le reste
se repartissant principalement entre les francais ayant immingre au 20eme siecle, les indonesiens et les vietnamiens.
Dimanche 25, une belle balade en velo m'a permis de decouvrir le parc de la riviere bleue, situe a 60 kilometres de Noumea et d'une superficie de 9 045 hectares. Ce parc occupe une
region en grande partie sauvage et grandiose ou l'on cotoie de pres la nature. Ce parc comprend notamment le lac de retenue de Yate et ses abords, avec une vegetation curieuse de
chenes-gomme, de kaoris (voir sur photo de droite le grand kaori vieux e 1 000 ans), de houps et d'araucarias. Quoiqu'etant qu'au milieu du printemps, la riviere est deja quasiment a sec.
Le centre ville de Noumea s'article autour de la place aux Cocotiers. Les coins branches pour prendre un verre, dinner ou/et danser se repartissent le long de la Baie des Citrons
et de l'Anse Vata.
Lundi 26, apres avoir visite la presqu'ile de Nouville, j'ai longe la cote Est de l'ile en direction du Nord pour rejoindre mon village etape de Kone. J'ai fait une escale a Bourail et j'ai
pu admirer tout au long du parcours de belles vallees verdoyantes. Bourail vaut le detour pour son fameux "bonhomme", roche sculpte au bord de l'ocean que j'ai pu voir en fin
d'apres-midi.
Kone est un village comprenant 2 000 habitants. Ce village ainsi que les autres communes environnantes dont Voh, commence a beneficie fortement des activites de mines de nickel situes sur la
chaine montagneuse, dont le massif Koniambo (photo de droite). l y a actuellement un gros projet en cours de construction (photo de gauche) qui va creer des milliers d'emplois avec pour
but de reequilibrer un peu plus l'economie du territoire en faveur du nord. Le nickel represente 90% des exportations de la Nouvelle Caledonie (elle detient 25% des reserves mondiales de nickel),
ce qui en fait un territoire prospere et explique probablement la qualite du service plutot discutable, son taux de chomage etant tres faible.
Malgre ses atouts (climat, vegetation, paysages, iles, cotes et plages), la Nouvelle Caledonie ne prend pas tres au serieux son potentiel touristique : la signalisation des sites est
quasi inexistante surtout sur la cote Ouest. Il faut s'arreter pour demander aux habitants (oubliez si vous ne parler pas francais !), les sites interessants disposent de peu
d'infrastructures pour accompagner le touriste dans sa visite, peu de prospectus ou personnel dedies a promouvoir les attractions du territoire...
Apres m'etre renseigne aupres de 3 personnes differentes, j'ai fini par trouver un guide qui me propose une excusrsion en vue de decouvrir le coeur de Voh, mondialement connu grace a Yann Arthus
Bertrand qui en a fait la couverture de son livre la "Terre vue du Ciel".
La visite guidee sur les hauteurs de Voh, nous permet d'apprendre beaucoup d'informations sur la region, les habitants et surtout de decouvrir ce fameux "coeur". Il s'est consitue
naturellement par les paletuviers au sein d'une mangrove au bord du lagon. On peut apercevoir la grande barriere de corail au loin, c'est la deuxiemeplus grande barriere de corail au
monde.
Ensuite, je prends la route en direction de Hienghene sur la cote Est. La traversee de la chaine montagneuse, m'offre de nombreux point de vue magnifiques sur les vallees arboisees, sur des
rivieres et les abords cotiers.
Une vraie difference dans la region de Hienghene, la signalisation touristique est bien presente et c'est tant mieux car cette region est riche en points de vue et autres sites a visiter le long
de la cote, et plus particulierement les fameuses masses rocheuses sculptees au fil du temps qui ont ete baptisees "la poule couveuse" et "le sphinx".
Ensuite, j'ai fait une longue randonnee bien sportive pour remonter jusqu'au pied des chuttes de Tao, ca valait vraiment le detour.
Je me suis arrete maintes fois le long de cette belle route cotiere, tantot pour decouvrir des tribus kanaks avec leurs etals le long de la route proposant des fruits, des sculptures, des
coquillages...
tantot simplement pour prendre le bac afin de traverser la riviere de Ouaieme ou visiter la mission de Ouare et ses ecoles.
Apres avoir visite Hienghene, j'ai repris le jeudi 30 la route pour redescendre vers le Sud. La route fut longue, traverssant des montagnes pendant des dixaines de km et apres presque 300 km, je
m'arrete pour une soiree etape a Sarramea, proche du village plus connu de La Foa. Ce dernier est notamment celebre par le premier pont metalique suspendu construit en Nouvelle Caledonie, la
passerelle Marguerite qui vient juste de feter ses 100 ans.
Le lendemain, je rejoins Noumea derniere etape de mon sejour. Je visite le Centre Culturel Tjibaou, concu par l'architecte Renzo Piano, photo de droite ci-dessus. Ce centre est dedie
a la culture Kanak.




